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Art sous influence

dimanche 4 janvier 2015, par Samuel Schellenberg/Le Courrier.ch

Art sous influence

Samuel Schellenberg

10.02.2014

Photo d’illustration. Cildo Meireles, Insertions into Ideological Circuits : Coca-Cola Project (1970).

EXPO Les idées de gauche ont largement influencé l’art depuis 1789 : c’est la thèse originale avancée par une jeune chercheuse associée à la Tate Liverpool. Démonstration en bordure de la Mersey.

« El pueblo unido jamás será vencido ! » Dans le hall d’entrée de la Tate Liverpool, une quinzaine de femmes et une poignée d’hommes chantent en VO l’illustre hymne contestataire des Chiliens Ortega et Quilapayún. En ce samedi matin de janvier, entre deux ondées, les membres de la chorale des Socialist Workers locaux sont en répétition. L’accent scouse est à couper au couteau, surtout lorsqu’il faut dire ¡Adelante ! ou la patria vencerá, mais l’enthousiasme des chanteurs tout de rouge vêtus est communicatif.
La présence de ces communistes invétérés s’inscrit dans le cadre d’« Art Turning Left », ou l’art qui vire à gauche, exposition de la succursale des Tate Britain et Modern de Londres. Au troisième étage de l’institution ouverte en 1988 dans le vénérable Albert Dock, la proposition, enthousiasmante, n’est pas qu’un accrochage de plus sur l’art engagé. « Nous ne voulions pas aborder le médium en tant qu’instrument de propagande mais plutôt explorer ce que les artistes ont modifié dans leurs comportements et modes de production, en contact avec les idées de gauche », précise le Piémontais Francesco Manacorda, directeur artistique du musée. Ainsi, davantage que l’aspect militant des œuvres, ce sont les tendances à leur origine qui sont mises en avant. Comme le principe des multiples, du travail collectif ou la pratique du design ­graphique.
Des manières de créer qui n’auraient pas pu voir le jour sans les « trois valeurs communes à toutes les idéologies de gauche », précise la chercheuse Lynn Wray dans le catalogue de l’exposition : la préférence pour l’égalité plutôt que la hiérarchie ; la quête pour le progrès social ; et la conviction que les bénéfices du collectivisme et de la solidarité sont préférables aux gains de l’individualisme. Sans oublier une forte envie de « combattre l’aliénation provoquée par les modes de production capitalistes ». L’exposition de Liverpool émane de la thèse de doctorat de Lynn Wray, autour des manières de commissionner l’art politique depuis la chute du mur de Berlin. La jeune chercheuse a collaboré activement à la mise sur pied d’« Art Turning Left », avec le directeur des lieux et Eleanor Clayton.

(...)

Lisez l’article complet en :

http://www.lecourrier.ch/118176/art_sous_influence

Actualisé le 4 janvier 2015

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