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Max Frisch autrement, par Anne Fournier LE TEMPS

mercredi 7 janvier 2015, par Anne Fournier

Né il y a un siècle et mort il y a vingt ans, l’écrivain alémanique voit son oeuvre revisitée.

Retour sur un parcours intellectuel hors du commun
Peut-être n’a-t-il pas vu le photographe. Max Frisch se prélasse sur les rochers qui bordent
la rivière près de Vergeletto, au Tessin. Une pipe entre les lèvres et un maillot de bain sur la
tête. Farceur, épicurien. Prise dans les années 1970, propriété de la famille, cette
photographie a sa place dans un recueil d’illustrations signéVolker Hage, paru il y a
quelques mois, là pour livrer un Frisch « comme on ne l’a jamais vu ». Au-delà du citoyen
critique ou de l’auteur en quête d’identité, souvent rongé par la jalousie, d’abord l’être chez
lequel une interrogation se répète : comment rester vivant ?

Frisch est né le 15 mai 1911 à Zurich. Cent ans plus tard, l’auteur de Stiller et Homo
Faber, qui souvent raya de sa plume acide la carapace dorée de la Suisse, a conservé une
autorité parfois monochrome en Suisse alémanique. On a retenu les tête-à-tête avec un chef
d’Etat commeHelmut Schmidt ou des intellectuels engagés comme Günter Grass, le Max
Frisch indigné de se découvrir fiché et qui s’engage avec une pièce de théâtre pour une
Suisse sans armée à la fin des années 1980. Bref, celui qui fait souvent office d’ultime
Mohican d’une écriture engagée, voire d’une conscience morale volubile.

Actualisé le 7 janvier 2015

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