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Omar Porras, l’amour fantôme au Japon

samedi 1er décembre 2012, par Marie-Pierre Genecand / LE TEMPS.CH

LE TEMPS.CH

THÉÂTRE

Samedi1 décembre 2012

Omar Porras, l’amour fantôme au Japon

Marie-Pierre Genecand

L’artiste colombien monte pour la première fois un « Roméo et Juliette » en japonais. Reportage dans son sillage au pays du thé vert
Depuis vingt ans, Omar Porras fait crépiter le ciel romand avec son théâtre farceur et flamboyant. Le Teatro Malandro, ce fut, à ses débuts, la pluie de billets de banque dans La Visite de la vieille dame, satire mordante de Dürrenmatt sur la cupidité et premier succès de la troupe genevoise. Il y eut, ensuite, les affrontements martelés au sol de Noces de sang, tragédie villageoise signée Lorca. Les combats à l’épée phosphorescente dans Ay ! QuiXote, le juke-box vivant dans Les Fourberies de Scapin ou encore le ballet d’ombres et de tourbe pour dire le tourment adolescent dans le récent et magnifique Eveil du printemps. Le Teatro Malandro, c’est, toujours, le travail collectif sans distribution de rôles préalable, des hommes qui jouent des femmes et inversement, un visuel fort, la virtuosité de l’habillage sonore. Chaque fois, une fête des sens, une explosion d’émotions.
Rien à voir donc avec le Japon, île-nation qui cultive l’art de l’effacement et de la discrétion. Et pourtant, depuis 1999, Omar Porras vit une relation privilégiée avec ce pays qui avance masqué. L’artiste colombien vient même d’y créer un Roméo et Juliette où trois quarts des comédiens sont Japonais. Alors, zen, Omar-san ? Inspiré, en tout cas. Porté par cette philosophie qui place le « nous » avant le « je » et œuvre à la réussite collective en toute abnégation.

(...)

Ci-joint l’article complet

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